Christophe Castaner a rappelé que tout ressortissant français bénéficiait de la protection consulaire, « quels que soient les faits qui peuvent lui être reprochés ».

Les djihadistes français résidant en Irak bénéficient de l’aide consulaire même s’ils sont inquiétés par les autorités irakiennes, qui sont habilitées à les juger, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement français.

Interrogé sur le cas particulier d’une mère et de ses enfants arrêtés à Mossoul, Christophe Castaner a répondu qu’une identification était en cours et que des parents de cette famille avaient été joints en France. Selon le ministère des Affaires étrangères, des démarches officielles ont été effectuées auprès des autorités irakiennes afin de connaître précisément la situation de cette famille et son lieu de détention.

« Si des familles françaises sont à Mossoul, ce n’est sans doute pas pour faire du tourisme ». « Si des familles françaises sont à Mossoul, ce n’est sans doute pas pour faire du tourisme », a déclaré Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. « Dès lors qu’ils sont Français, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères met en place la protection consulaire que nous devons à tous les ressortissants français quels que soient les faits qui peuvent leur être reprochés, avec une attention particulière pour les enfants en bas âge », a-t-il précisé. « Cela n’enlève rien au fait que les autorités irakiennes sont fondées à juger les adultes in situ« .

Près de 750 Français présents en Syrie et en Irak. D’après les autorités françaises, près de 750 ressortissants français étaient présents fin mars dernier sur la zone de combat en Syrie et en Irak, dont environ 450 mineurs. « Des personnes de nationalité française ayant commis des infractions en Irak et se trouvant sur le territoire irakien, peuvent être poursuivies par les juridictions irakiennes, en bénéficiant du droit à la protection consulaire », a déclaré la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne. « Toutefois, les juridictions françaises pourraient également exercer une compétence si elles considèrent que ces personnes ont commis une infraction à la loi française ».

SourceEurope1-Reuters
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